L'éducation en situation d'urgence

Mika Mansukhani
Mika Mansukhani • 22 novembre 2022
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L'éducation en situation d'urgence

Malgré la reconnaissance de l'importance de l'éducation dans une multitude de conventions et
déclarations, les efforts des acteurs de terrain pour garantir une éducation inclusive, de qualité et sûre restent insuffisants. Ainsi, 60% des filles et des garçons en âge de fréquenter l'école primaire de la zone ne vont pas en classe, ce qui contraste avec la moyenne nationale (27.2%). La situation est particulièrement critique pour les filles et les jeunes femmes, qui sont plus vulnérables à l'exploitation et aux abus sexuels. De leur côté, les besoins économiques domestiques exacerbent la situation, incitant les parents à n'inscrire que les garçons à l'école, les filles étant souvent considérées comme une source de revenus lorsqu'elles contractent des mariages forcés. Selon l'Index Report 2020, l'État de Borno présente le risque le plus élevé de violence de genre, avec un score de 7.8 sur 10. Ce projet est considéré comme une bonne pratique pour une question de construction des politiques publiques puisqu'il révèle l'engagement de l'AECID à long -des processus à long terme et soutenus avec cette population vulnérable et avec l'agenda de l'éducation dans les situations d'urgence et de conflit. Elle est également considérée comme une bonne pratique en raison de son intégration transversale de l'approche genre et de la qualité des matériels scolaires.

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